Monday, October 22, 2018

Oise : l’eau polluée dans le viseur des autorités

Posté par admin Le 29 août 2018

ROSO EAULes associations environnementales dénoncent l’absence d’actions de certaines communes pour améliorer la qualité de l’eau. Consciente du problème, la préfecture va se mobiliser à la rentrée.

C’est l’aliment le plus contrôlé de France : l’eau, captée dans les nappes phréatiques puis acheminée vers les logements des 821 552 habitants de l’Oise. Une attention qui n’empêche pas des pollutions fréquentes, dues à la présence de nitrates et autres bactéries. Dans le département, 26 communes sont concernées et pointées du doigt parl (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise), qui fustige l’inaction des municipalités. Dès septembre, la préfecture va engager une campagne de sensibilisation et de contrôle sur la qualité de l’eau.

 

« Certaines collectivités ont des taux de nitrates et de pesticides largement supérieurs aux seuils imposés et elles ne font rien, fustige Didier Malé, président du Roso. Comment peut-on laisser une situation s’enliser quand on parle de santé publique ? » Pourtant, suite au Grenelle de l’environnement (2007) et à la Conférence environnementale (2014), la préfecture a pris il y a quatre ans des arrêtés indiquant les plans d’action à suivre pour les communes.

« C’est un sujet très complexe »

Mais si certaines ont entamé des démarches, une dizaine fait depuis la sourde oreille. Une situation relevée fin juin dans un document émis par la préfecture, qui suit l’avancement des dossiers. La ville de Saint-Crépin-aux-Bois, près de Compiègne, inquiète notamment. On peut lire : « Taux de nitrate supérieur à la limite de qualité, comité de pilotage à programmer. » Un constat amer que les élus tentent de défendre. « C’est un sujet très complexe et nous y travaillons actuellement », élude le maire (SE) de Saint-Crépin-aux-Bois, Annie Lajous.

« Nous dépensons chaque année 500 000 € »

Il le faut. Les bilans des derniers prélèvements, datant du mois de juillet, sont probants. A Wavignies, Hardivillers et Précy-sur-Oise, entre autres, « la consommation de l’eau demeure déconseillée aux femmes enceintes et aux nourrissons. La population doit être informée », lit-on sur le site du ministère de la Santé. De quoi inquiéter les habitants. « Je donne même de l’eau minérale à mes animaux, avoue une habitante de Wavignies. Hors de question de boire une goutte de l’eau du robinet. Mais tout le monde n’est pas bien informé. »

Des élus assurent pourtant investir des montants astronomiques pour améliorer la qualité des eaux. « Nous dépensons chaque année 500 000 €, avance Nicole Robert, maire d’Ully-Saint-Georges et présidente du syndicat intercommunal d’alimentation en eau potable de la commune (SIAEP). Malheureusement nos conduites d’eau sont très anciennes. »

Le Roso va attaquer en justice

Un argumentaire balayé par le président du Roso. « Le syndicat n’a même pas créé de comité de pilotage », blâme Didier Malé, qui a l’intention de « sanctionner » les communes et syndicats des eaux « peu disciplinés ». Premier sur la liste, donc, le SIAEP d’Ully-Saint-Georges : le Roso va ainsi saisir le tribunal administratif d’Amiens (Somme) pour « non-respect de l’arrêté préfectoral ».

Selon le responsable, « dès la rentrée de septembre, les syndicats d’eau n’ayant rien fait depuis 2014 vont être dans le viseur » de la préfecture. Cette dernière a suggéré le lancement de plusieurs mesures, comme une modification des politiques agricoles, ou la fusion entre certains syndicats des eaux. Elle a aussi proposé la mise en place de comités de pilotage pour assurer un suivi de la qualité de l’eau avec les habitants et les agriculteurs.

Le Parisien 24 août 2018

Communiqué de presse N°3/2018

Posté par admin Le 6 août 2018

 Eau et Assainissement : la Direction Départementale des Territoires met le turbo à la rentrée. !

rp_eaurobinetplanete1__072289700_1530_24062014.jpg

 

Depuis plus de trois ans, le ROSO multiplie les demandes d’actions de contrôle, d’inspection, de suivis et de communications auprès de la DDT de l’Oise sur les captages d’eau potable et les stations d’épuration. Après des changements d’encadrement et une volonté préfectorale affichée de faire avancer ces dossiers, il semble que notre cause ait été entendue !

En effet la première étape a été la transformation du comité ressource en eau qui maintenant traite tous les sujets liés aux enjeux de l’eau du département et pas seulement la partie sécheresse. La dernière réunion du 29 juin a traité tous les sujets.

La DDT travaille maintenant les sujets au niveau de la DISEN (délégation inter-service pour l’eau et la nature) et a créée des commissions formation technique eau et points noirs assainissement.

Aussi dès la rentrée de septembre, les syndicats d’eau ayant des  captages « Grenelle » et  n’ayant rien fait depuis la publication des arrêtés préfectoraux (2014) vont être dans le viseur de la DDT : Dieudonne, Ons en Bray, Mesnil Conteville, ST Jus en Chaussée et Puiseux le Hauberger. Par ailleurs, un courrier demande de bilans d’actions a également été adressé aux 18 syndicats gérant des captages « conférence environnementale ». De son côté le ROSO redemande de pouvoir intégrer les comités de pilotage en sa qualité d’association agréée protection de l’environnement.

Coté assainissement, la liste des points noirs est en cours d’élaboration et vise les systèmes d’assainissement et réseaux. Des mesures allant jusqu’à la mise en demeure ou jusqu’au blocage de l’urbanisation pourraient être décidées pour les collectivités qui ne montrent pas une bonne volonté d’avancer.

Après des années de somnolence il semble nous soyons proche d’une action constructive pour tout simplement respecter la réglementation et permettre la reconquête d’une eau de qualité pour la consommation humaine ou pour la préservation des milieux aquatiques.

Articles Populaires

    Sorry. No data so far.

Designed by website templates