Wednesday, November 22, 2017

Plan de surveillance sanitaire

Posté par admin Le 28 avril 2015

Un plan de surveillance sanitaire dans les champs du Plateau picard

Plusieurs dizaines d’exploitants agricoles ont épandu par erreur un pesticide très puissant sur leurs cultures. Une surveillance sanitaire a été mise en place pour en contrôler les conséquences. (LP/Arnaud Dumontier.)

Plusieurs dizaines d’exploitants agricoles ont épandu par erreur un pesticide très puissant sur leurs cultures. Une surveillance sanitaire a été mise en place pour en contrôler les conséquences. (LP/Arnaud Dumontier.)

Un plan de surveillance sanitaire vient d’être mis en place en ce mois d’avril par la direction départementale du territoire (DDT) et l’agence régionale de Santé (ARS) sur le Plateau picard. Objectif : surveiller les conséquences de l’épandage par erreur d’un puissant herbicide dans plusieurs champs au nord de l’Oise.

Le Droïd, c’est le nom de ce produit phytosanitaire commercialisé par le géant américain Dow AgroSciences, avait été mal étiqueté. Alors qu’au printemps 2014 les exploitants pensaient utiliser un insecticide classique, ils épandaient un produit huit fois plus puissant. Les agriculteurs s’étaient vus contraints de faucher leurs cultures, 3 500 t de blé au total, tout en étant indemnisés.

L’association environnementale du ROSO avait alors alerté sur les conséquences que pouvait avoir cet incident sur la santé des habitants : « C’est un herbicide. Il peut donc infiltrer les sols, rejoindre les nappes phréatiques et se retrouver dans l’eau potable », confirme Didier Malé, président du ROSO.

Un plan de surveillance sanitaire a donc été mis en place par les autorités. Pour l’établir, les zones où le Droïd a été épandu, les rivières et les points de captage d’eau potable proches ont été repérés. Après cette analyse, les stations de pompage de la Neuville-Roy, Avrechy et Saint-Remy-en-l’Eau ont été retenues et font l’objet d’une surveillance particulière. Des prélèvements d’eau potable ont été effectués en février et analysés par le laboratoire LDAR afin de repérer les molécules composant le Droïd. Tous les résultats se sont révélés négatifs. « Néanmoins, il est prévu une autre campagne de prélèvements et des analyses vers juillet, car les molécules mettent du temps à rejoindre les nappes phréatiques », indique Didier Malé. Ce suivi pourrait se dérouler en plusieurs phases.

Si un dépassement des limites de qualité fixées par la réglementation était constaté, « l’ARS en informerait la personne responsable de la production et de la distribution d’eau concernée afin que des actions correctives soient mises en œuvre. Un suivi renforcé est mis en place et une restriction d’usage de l’eau peut être prononcée », rassure la préfecture.

Stéphane Hancq – Le Parisien – 26 avril 2015

L’eau placée sous haute surveillance

Posté par admin Le 6 avril 2015

Le ROSO tire la sonnette d’alarme

Traces de pesticides, nitrates en surdose, manque d’information et qualité en baisse… Une association environnementale tire la sonnette d’alarme.

Le parisien eau 2015

« À coût constant, on a une dégradation de la qualité de l’eau potable… Comment cela se fait ? Je ne dis pas que les gens vont mourir demain, mais ils ont le droit d’être informés », estime Didier Malé, président du Roso. Cette association environnementale tire en effet la sonnette d’alarme : la qualité de l’eau potable dans le département ne s’améliore pas et se dégraderait même dans certains endroits.

Nitrates en hausse à Puiseux

A l’image de l’eau potable du point de captage de Puiseux-le- Hauberger, situé dans le sud du département et alimentant neuf communes du secteur. « La concentration en nitrates observée a été multipliée par trois en un an… » indique le responsable. Un constat que ne partage pas le président du syndicat des eaux du plateau du Thelle et maire d’Ercuis, Daniel Tessier, en charge de cette ressource : « A ma connaissance, ce n’est pas le cas. » Pourtant, les relevés du ministère de la Santé sont sans appel : le taux de nitrates est bien passé de 12,4 mg/l en janvier 2014 à 30 mg/l en janvier 2015 (et un pic à 44 en juillet).

« A ces taux, ce n’est pas dangereux pour les consommateurs. Mais cela pose question : ce point de captage est censé être classé Grenelle. C’est-à-dire qu’il doit faire l’objet d’un plan particulier de protection pour éviter toute pollution », souligne le Roso.

Peu d’action sur les points les plus pollués

C’est justement une autre interrogation soulevée par l’association : le devenir des points de captage dits Grenelle. « Qu’est-ce qui est mis en place pour améliorer la qualité de l’eau ? Tout le monde est concerné ! »

La loi sur l’eau prévoit pour ces points Grenelle — où l’eau n’est pas de bonne qualité (forts taux de nitrates ou de pesticides régulièrement observés) — de délimiter une zone de protection de l’aire d’alimentation de captage (AAC), et surtout d’établir un programme d’actions. L’idée est simple : « C’est dire quoi faire concrètement pour améliorer la qualité. » Depuis 2009, neuf points ont ainsi été repérés dans l’Oise. « Ça fait donc six ans… Et pourtant, pour quatre d’entre eux (Ons-en-Bray, Mesnil-Conteville, Saint-Just-en-Chaussée, Vendeuil-Caply), rien n’a été fait ! » s’agace le président.

Manque d’alerte

Une inaction qui exaspère l’association, qui dénonce également le manque d’informations de la population. « La loi est pourtant claire : à chaque anomalie détectée, les habitants doivent être informés. Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué. Par exemple, en juillet dernier, il était déconseillé aux habitants du secteur de Baugy de préparer les biberons pour les nourrissons de moins de 6 mois avec l’eau du robinet. Est-ce que les gens ont été informés ? A priori non… » dénonce Didier Malé.

De son côté, la préfecture assure que l’eau potable est sous haute surveillance : « Des dépassements des limites de qualité fixées par la réglementation peuvent en effet parfois être constatés. Le cas échéant, l’agence régionale de santé (ARS) en informe la personne responsable de la production et de la distribution d’eau concernée afin que des actions correctives soient mises en œuvre. Lorsque ce type de situation se présente, l’ARS met en place un suivi renforcé, et une restriction d’usage de l’eau peut même être prononcée. »

Communiqué de presse N°7/2015

Posté par admin Le 6 avril 2015

Dieudonné – Puiseux-le Hauberger : Des boues toxiques épandues dans une jachère dans le périmètre de la zone de protection du captage d’eau potable.

Suite à un constat effectué sur le terrain le samedi 7 mars dernier, le ROSO a déposé plainte contre X auprès de la gendarmerie de Chambly pour infraction au code de l’environnement. Alerté par l’un de ses adhérents, le ROSO a pu constater sur place l’épandage sur une grande surface d’une parcelle de terre, de boues grisâtres avec une forte odeur d’hydrocarbures.
Lors de notre passage sur le site, nous avons pris la précaution de faire un prélèvement de ces boues pour les faire analyser. Le résultat de l’analyse est très clair :
– L’échantillon contient 5000mg/kg/MS d’hydrocarbures totaux dont 3600mg/kg en fraction C21-C40 (correspond à du gazole, huile de moteur, mazout).
Ces déchets ne sont même pas acceptables en installation de stockage de déchets non dangereux selon l’annexe 2 du décret du 28 octobre 2010 modifié. Ils doivent être traités en centre agréé.
Selon nos informations (à vérifier par les enquêteurs), ces déchets proviendraient d’installation de lavage d’automobiles et probablement des fosses de récupérations des boues.
Nous considérons que cette infraction est grave pour la santé publique et l’environnement. Par ailleurs la direction départementale des territoires a confirmée n’être en possession d’aucun plan d’épandage sur le territoire concerné.
Le ROSO entend poursuivre devant le tribunal correctionnel le contrevenant pour infraction :
– à l’autorisation préalable à l’épandage de boues de station d’épuration selon les articles R211-5 et R211-47 du code de l’environnement
– mise en danger de la santé d’autrui par épandage de boues toxiques dans un périmètre protégé d’un captage d’eau potable
– aux articles L 216-6 et L 216-7 du code de l’environnement
– à l’arrêté du 8 janvier 1998.
Le ROSO met le dossier dans les mains de son cabinet d’avocat. Nous souhaitons que le syndicat des eaux du pays de Thelle dépose également plainte à son tour.

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