Sunday, September 24, 2017

Communiqué de presse : N°8/2013

Posté par admin Le 30 septembre 2013

Communiqué de presse N°7/2013 du ROSO : le projet de décharge du bois du Roi a du plomb dans l’aile

Plus de deux cent cinquante personnes étaient présentes vendredi soir pour la réunion publique lancée à l’appel de l’association Valois Environnement. Soutenue par le ROSO, ses adhérents et Picardie Nature, cette réunion a également vue le ralliement du Conseil Général de l’Oise, de la communauté de communes du pays de Valois, et de plusieurs élus présents depuis le début du combat. Les différents exposés sur la biodiversité du Bois du Roi, le projet de décharge, la coulée verte de la communauté de communes, le combat juridique, le plan départemental déchets et les problèmes du captage d’eau potable a permis à la population de prendre encore plus conscience, du danger et de l’hérésie de ce projet industriel au cœur d’un espace naturel remarquable.

Les déclarations des élus présents viennent finir de tuer les espoirs du porteur du projet (financière du bois du Roi – Bacot) de voir un jour ce projet se réaliser.

  • Conseil Général de l’Oise, représenté par Jérôme Furet Conseiller Général: « je m’assurerai que ce projet ne figure pas dans le futur plan départemental des déchets du Bâtiment ».
  • Communauté de commune du pays de Valois représentée par son président Arnaud Foubert : « la communauté de communes à émis un avis défavorable en qualité de personne publique associée lors de la révision du plan local d’urbanisme d’Ormoy Villers ».
  • Monsieur Philippe Boulland, député européen : « j’ai demandé la procédure d’urgence pour l’examen de la pétition déposée par le ROSO à la commission européenne sur mes conseils ».
  • Monsieur Fabrice Dalongeville (représenté), président du syndicat des eaux d’Auger St Vincent : « je suis contre ce projet dangereux pour notre zone de captage d’eau potable ».

Le ROSO a par ailleurs questionné le président de la communauté de communes sur les propos du commissaire enquêteur contenus dans son rapport « il convient de souligner que l’association le ROSO a sollicité, bien évidemment sans succès, un nouvel avis de la CCPV en janvier 2013 ». A ces propos, le président a trouvé normal la démarche du ROSO et a par ailleurs confirmé sans difficulté l’avis réservé-défavorable de la CCPV.

Le ROSO se pose encore aujourd’hui la question de l’avis favorable donné par l’état alors que la communauté de communes du pays de Valois dans le cadre du SCOT a donné un avis défavorable en rappelant plusieurs points d’incompatibilité (coupure d’urbanisation inscrite dans le DOG…).

Une fois de plus, les associations se retrouvent obligées de passer par l’action juridique contre un projet industriel situé au cœur d’un espace naturel remarquable dont tous les acteurs publics conviennent qu’il faut le préserver tel qu’à ce jour.

Une pile de dossiers devant la justice

Posté par admin Le 6 septembre 2013

477006261_3206687_1Le Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise est partie civile contre Méru auto pièces, et traîne plus de six communes devant le juge.

Quelques mois après l’abandon du projet de centrale à Verberie, le ROSO, regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise, ne se repose pas pour autant sur ses lauriers. De recours en plaintes, en passant par les procès, Didier Malé, président de l’association de défense de l’environnement va passer de longs mois à arpenter les tribunaux isariens et picards.

Le ROSO s’est fait connaître du grand public lors de la bataille contre la centrale à gaz de Verberie. Durant cinq ans, les associations environnementalistes se sont opposées à la municipalité. « Je l’avais dit, aux médias, dès le début : On gagnera ! » lance Didier Malé, président du ROSO, qui rassemble 85 associations de défense de l’environnement.

« L’abandon de la centrale est un cas de jurisprudence »

Même si ce combat est fini, Didier Malé le conçoit comme une base, un tremplin pour la suite. « L’abandon de la centrale est un cas de jurisprudence très important en Picardie et en France. C’est une belle victoire, certes. Mais elle est surtout intéressante puisque nous avons gagné sur le fond et pas sur la forme. »

Le combat de la centrale est l’arbre qui cache la forêt. Depuis 1975, le ROSO s’évertue à être un lanceur d’alertes. Pour cette année judiciaire 2013-2014, le regroupement se retrousse les manches.

«On n’a plus de subvention du Département»

Dans les juridictions correctionnelles, le ROSO porte plainte et se constitue partie civile contre des sociétés comme Méru Auto Pièces, dont l’audience est prévue le mardi 8 octobre. Ou bien contre BDK Internégoce à Compiègne. « Ce dossier est important, commente Didier Malé. C’est une entreprise de stockage et d’exploitation de déchets pneumatiques. Le Parquet de Compiègne l’instruit : ça dépasse les frontières du pays ».

Il y a aussi la vigilance au quotidien, comme à Monchy-Humières. Le ROSO a porté plainte pour coupe illégale d’arbres. « Un habitant a donné l’alerte. Il y a eu un déboisement sauvage dans un bois protégé. »

Les plans locaux d’urbanisme d’Amblainville, Monchy-Humières, Verberie, Mesnil-en-Thelle, Péroy-les-Gombries, Courteuil, et d’autres, sont actuellement devant le tribunal administratif d’Amiens ou en appel.

Pour mener à bien ses actions en justice, le ROSO ne peut compter que sur les cotisations des bénévoles. « Nous en avions du conseil général, mais on s’est opposé dans une affaire. On n’en a plus depuis deux ans, rapporte Didier Malé. Je n’en ai pas redemandé. Cela assure notre indépendance. »

Un militant de l’environnement qui tient à préciser : « Nous ne sommes pas politiquement engagés non plus. C’est grâce à cette indépendance qu’on arrive à faire avancer les choses ». Le président du ROSO a la conviction d’être entendu des Parquets, pour faire respecter le code de l’environnement.

ANGÉLIQUE GOYET – Le Courrier Picard – 6 septembre 2013

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