Wednesday, November 22, 2017

En guerre contre l’aérodrome

Posté par admin Le 7 novembre 2012

En guerre contre l’aérodrome de Persan-Beaumont

Pour les habitants du Mesnil-en-Thelle, les nuisances sonores générées par l’aérodrome voisin de Persan-Beaumont (Val-d’Oise) sont devenues insupportables. « Impossible de faire abstraction, c’est extrêmement gênant », témoigne Didier Malé, qui vit près de l’église du village.

Président de l’association de défense de l’environnement le Roso (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise), il se bat depuis plusieurs années au côté d’une autre association locale, le Petit Rapporteur Mesnilois, pour que soient définies « des règles de bon usage de l’aérodrome ». Ce dernier est aujourd’hui géré par Aéroports de Paris et accueille diverses activités.

On compte 314 mouvements par jour en fin de semaine (Didier Malé, Président de l’association de défense de l’environnement, le ROSO)

« Il ne s’agit évidemment pas de les interdire, mais que chacun y trouve son compte et que nous, riverains, puissions vivre tranquilles. Encore récemment, j’ai reçu le mail d’une personne qui vient de s’installer au Mesnil-en-Thelle : celle-ci m’expliquait que si elle avait su, elle n’aurait jamais acheté sa maison ici ! » Situé sur les communes de Bernes-sur-Oise et de Bruyères-sur-Oise (Val-d’Oise), le terrain d’aviation a totalisé 62 000 mouvements (décollage et atterrissage) en 2011, dont des vols de nuit. Aux petits avions de tourisme se
mêlent des ULM, parfois des hélicoptères, et une activité de voltige « particulièrement bruyante ». « 70 % des mouvements ont lieu les vendredis, samedis et dimanches. Selon mes calculs, on en compte 314 par jour en fin de semaine, entre 10 heures et 17 heures. Or, c’est précisément à ce moment-là que l’on aspire à un peu de tranquillité », indique Didier Malé.

Pour améliorer la cohabitation des usagers et des riverains, un projet de charte de l’aérodrome a été lancé.

Rejeté par les associations en 2006, il devrait être bientôt réétudié. Les riverains militent notamment pour un aménagement des horaires d’exploitation, avec des « plages de silence » le week-end et les jours fériés.

Ils souhaitent aussi que des mesures soient prises contre « les pilotes qui ne respectent pas les couloirs et qui survolent largement les habitations ».

« J’ai vu des avions passer au-dessus de l’église. Ça pose un problème de sécurité : et s’ils s’écrasent sur les maisons ? Des accidents, il y en a déjà eu », rappelle Didier Malé.

Le Parisien – 6 novembre 2012 – FLORIAN NIGET

« Nous sommes prêts à négocier »
FRANCIS VITAL président de l’Association des usagers de l’aérodrome de Persan-Beaumont

Représentant de l’Association des usagers de l’aérodrome de Persan-Beaumont, Francis Vital a conscience des nuisances : « Je peux comprendre que l’on se plaigne du bruit, même si, grâce aux nouveaux moteurs, les avions en font de moins en moins. » Le président de l’AUAPB ne nie pas non plus les débordements, comme le non-respect par certains pilotes des trajectoires et/ou altitudes autorisées : « Nous comptons plus de 1 000 pilotes et, dans le lot, il y a forcément des gens qui font plus attention aux règles que d’autres.
Mais nous faisons la guerre aux contrevenants, je peux vous l’assurer ! » Présent le 26 octobre à une réunion entre associations, représentants des usagers et services de l’Etat, Francis Vital se dit favorable à l’adoption prochaine d’une charte pour l’aérodrome : « Nous avons tous intérêt à avoir un canevas de réflexion. Mais ne tombons pas dans les extrêmes non plus. Nous sommes prêts à négocier avec les associations, sans retenue et le plus rapidement possible. »

Des déchets amiantés dans le Véxin

Posté par admin Le 7 novembre 2012

Des déchets amiantés retrouvés à Persan et dans l’Oise

Des tonnes de déchets amiantés provenant d’Ile-de-France ont été enfouies en toute illégalité dans le sol à Persan, mais aussi dans l’Oise et la Seine-Maritime. Voilà ce qu’ont découvert les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). Après trois ans d’enquête, trois hommes sont aujourd’hui dans le viseur de la justice.

Parmi eux, deux anciens dirigeants de la SARL Minore, ancienne société basée à Bouconvillers (Oise), spécialisée dans la dépollution et la gestion des déchets. Ils ont été mis en examen par un juge d’instruction parisien pour «mise en danger délibérée de la vie d’autrui, abandon de déchets dans des conditions de nature à produire des effets nocifs, à dégrader les sites et les paysages, à polluer l’air et les eaux et à porter atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement ». Ils sont également mis en cause pour « élimination de déchets sans agrément », et « exploitation d’une installation classée sans autorisation ».

Clairement, ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir planifié et organisé l’enfouissement et le stockage clandestins de déchets dangereux composés d’amiante et de plomb. Le tout sur quatre sites: à Persan (voir encadré), à Beaubec-la-Rosière (Seine-Maritime), et dans l’Oise, au Coudray-Saint-Germer et Bouconvillers.

Des tôles, plaques et colles dangereuses issues de chantiers Tôles en fibrociment , plaques d’amiante ou encore colles amiantées… ces déchets proviendraient de travaux de déconstruction, de curage et de démolition effectués en région parisienne. « Il y a eu le chantier de l’université de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine, en 2007, où des centaines de chambres ont été désamiantées. Puis un curage d’immeuble à Argenteuil, ou encore le retrait de plaques d’amiante dans un ensemble de Saint-Cyr-l’Ecole, dans les Yvelines », énumère un proche du dossier.

D’autres déchets dangereux seraient même issus de travaux effectués au célèbre cabaret parisien le Lido, ou encore à la base aérienne militaire de Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Et ce n’est pas tout. Des plaques de fibro cassées et du plomb issus des chantiers de la caserne Convention à Paris (XVe) et du lycée agricole de la Bretonnière à Chailly-en-Brie (Seine-et-Marne) auraient également été enterrés à Persan et Bouconvillers (Oise).

A Bouconvillers, petite commune du Vexin où la SARL Minore avait élu domicile, l’affaire ne surprend personne. Plusieurs riverains se souviennent en effet des « drôles de méthodes » de l’entreprise. Plusieurs témoins relatent ainsi la construction d’une cheminée en ferraille. « Des matériaux brûlaient dans cet incinérateur de fortune » provoquant des fumées noires et « des odeurs bizarres », assurent-ils.

Un procès devrait s’ouvrir dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Paris. Le Roso (regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise) et France Nature Environnement se sont constitués partie civile.

Le Parisien – 5 novembre 2012 – David Livois

Le Vexin, poubelle de la région parisienne
Marais, bocages, bois et coteaux calcaires. Avec ses panoramas d’exception et ses paysages diversifiés, le Vexin s’affiche comme un site naturel remarquable et un lieu privilégié des randonneurs. Pourtant, le Vexin comporte une face obscure. Sa partie oisienne apparaît à bien des égards comme la poubelle de la région parisienne, au grand dam des associations de défense de l’environnement. Certains de ses champs accueillent volontiers des boues réputées chargées en métaux

Décharges illégales d’amiante

Posté par admin Le 6 novembre 2012

Enquête sur des décharges illégales d’amiante

Des déchets amiantés provenant de la démolition de bâtiments parisiens étaient enfouis illégalement dans le Vexin et le pays de Bray. Les dirigeants de la société ont été mis en examen.

BOUCONVILLERS, LE 31 OCTOBRE. C’est dans ce corps de ferme que la SARL Minore avait élu domicile. Plusieurs riverains se souviennent des « drôles de méthodes » de l’entreprise et de sa volonté manifeste de dissimuler ses activités. | (LP/P.C.)

Des tonnes de déchets amiantés provenant d’Ile-de-France, et notamment de la faculté de Nanterre, ont été enfouies en toute illégalité dans le sol du département de l’Oise. Voilà ce qu’ont découvert les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp). Après trois longues années d’investigations, trois hommes sont aujourd’hui dans le viseur de la justice.

Parmi eux, deux anciens dirigeants de la SARL Minore, ancienne société basée à Bouconvillers, spécialisée dans la dépollution et la gestion des déchets. Ils ont été mis en examen par un juge d’instruction parisien pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui, abandon de déchets dans des conditions de nature à produire des effets nocifs, à dégrader les sites et les paysages, à polluer l’air et les eaux et à porter atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement ». Ils sont également mis en cause pour élimination de déchets sans agrément et exploitation d’une installation classée sans autorisation.

Clairement, ces trois personnes sont soupçonnées d’avoir planifié et organisé l’enfouissement et le stockage clandestins de déchets dangereux composés d’amiante et de plomb. Le tout sur quatre sites, dont deux situés dans l’Oise : un corps de ferme de Bouconvillers et un terrain de chasse du Coudray-Saint-Germer. Tôles en Fibrociment, plaques d’amiante ou encore colles amiantées… tous les déchets ou presque proviendraient de travaux de déconstruction, de curage et de démolition effectués en région parisienne. « Il y a eu le chantier de l’université de Nanterre en 2007, où des centaines de chambres ont été désamiantées. Puis un curage d’immeuble à Argenteuil, dans le Val-d’Oise, ou encore le retrait de plaques d’amiante dans un ensemble de Saint-Cyr-l’Ecole, dans les Yvelines », énumère une source proche du dossier.

Le procès devrait s’ouvrir dans les prochains mois

D’autres déchets dangereux proviendraient même de travaux effectués dans le célèbre cabaret parisien le Lido ou encore à la base aérienne militaire de Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Des plaques de fibro cassé et du plomb issus des chantiers de la caserne Convention (Paris XVe) et du lycée Bretonnière auraient également été enterrés sur les sites de Bouconvillers et de Persan (Val-d’Oise).

A Bouconvillers, petite commune du Vexin où la SARL Minore avait élu domicile, l’affaire ne surprend personne. Plusieurs riverains se souviennent en effet des « drôles de méthodes » de l’entreprise et de sa volonté manifeste de dissimuler ses activités. Ainsi, le miroir installé à l’intérieur du corps de ferme par l’ancien occupant des lieux pour sortir ses engins en toute sécurité avait été recouvert de ruban adhésif. Même chose pour le portail, recouvert de plaques de métal.

Plusieurs témoins relatent aussi la construction d’une cheminée en ferraille. Ces mêmes témoins affirment que, la nuit, « des matériaux brûlaient dans cet incinérateur de fortune », provoquant des fumées noires ainsi que « des odeurs bizarres ».

Le procès des trois mis en examen devrait s’ouvrir dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Paris. Le Roso (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise) et France Nature Environnement se sont constitués partie civile.

Le Parisien – David Livois – 5 novembre 2012

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