Sunday, April 20, 2014

Beauvais Aéroport : le plan qui fait du bruit

Posté par admin Le 19 octobre 2011

32 000 mouvements par an, soit près de 4,5 millions de passagers : tel est le nouveau plafond fixé par le plan d’exposition au bruit de l’aéroport qui sera publié en mars 2012.

L’aéroport bouscule tout. Rien ne saurait entraver sa course exceptionnelle avec un trafic voyageur multiplié par trente et les emplois par dix en quinze ans. Le Roso, association de défense de l’environnement «généraliste », partenaire critique et parfois contradicteur des pouvoirs publics dans l’Oise, vient d’en faire l’expérience.

Le ROSO siège et vote à la commission de l’environnement de l’aéroport (CSEA). Cette commission consultative, mais non «décisionnelle », s’est prononcée le 6 octobre en faveur du nouveau plan d’exposition au bruit (PEB) de l’aéroport. Double échec pour le Roso qui n’a pas obtenu un vote préalable sur le nombre de mouvements (atterrissages et décollages) passant de 21 000 à 32 000 dans la nouvelle mouture, et n’a pu que constater la défection des élus. Didier Malé, président du ROSO, a commenté ainsi ce vote : «Il est clair qu’en ne souhaitant pas un vote sur le plafonnement des mouvements avant celui sur le PEB, les citoyens sont pris en otage de décisions unilatérales de l’exploitant et du gestionnaire de l’aéroport appuyé par la direction de l’aviation civile. Mais la démocratie a été tuée par le vote du PEB, par 14 voix pour et 10 contre. En effet, si les associations ont voté à l’unanimité contre (8 voix), nous pouvions attendre la majorité «contre » venant du collège des élus représentant 8 voix. Seules deux voix «contre » se sont ajoutées aux associations » constatait M. Malé.

Sur dix-neuf communes concernées par le plan «sonore » de l’aéroport, sept ont émis explicitement un avis défavorable contre ce projet de document, sept autres n’ont pas émis d’avis. L’aéroport, faiseur de majorité «introuvable », illustre à nouveau son pouvoir d’influence sur la vie institutionnelle locale.

D.G. – Le Courrier Picard – 18 octobre 2011

Beauvais : Où s’arrêtera l’aéroport ?

Posté par admin Le 15 octobre 2011

Toujours plus de vols, malgré les promesses des élus. Rien ne semble devoir freiner le développement impressionnant de l’aéroport de Beauvais-Tillé. Au fil des années, les Boeings des compagnies low-cost sont sans cesse plus nombreux à rallier les capitales européennes depuis l’Oise.

Erigée comme le seuil à ne pas dépasser, la barre des 21 000 vols commerciaux par an est déjà franchie.

Le plan d’exposition au bruit (PEB) approuvé en 2001 sur une base de trafic de 14 000 mouvements annuels est aujourd’hui obsolète. Un PEB est en cours d’élaboration sur des hypothèses très ambitieuses : 28 000 mouvements à court terme, 30 000 à moyen terme et 32 000 à long terme. Une augmentation de 50% par rapport au trafic act ! Des perspectives de développement, donc de nuisances, qui suscitent la colère des associations de défense de l’environnement.

« Jusqu’à maintenant, les dirigeants de l’aéroport ont toujours parlé d’un développement maîtrisé. Aujourd’hui, plus rien n’est sous contrôle, s’emporte Didier Malé, le président du ROSO (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise). Il est temps d’ouvrir un vrai débat sur un plafonnement du nombre de mouvements. »

Pourtant, le président du syndicat mixte de l’aéroport de Beauvais-Tillé (SMABT), Yves Rome, par ailleurs président PS du département, s’est prononcé. « Dans ses déclarations officielles, M. Rome a fixé un seuil de 21 000 mouvements, confirme Didier Malé. Il l’a répété à l’inauguration du terminal T2, précisant que ce seuil était une sécurité pour les riverains… »

Aujourd’hui, le 9e aéroport de France ne s’impose plus de limites. Dans une lettre adressée à l’Adera, Association de défense des riverains de l’aéroport, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) affirme qu’« un plafonnement serait de nature à impacter fortement l’activité de la plate-forme et qu’une telle mesure ne semble pas pouvoir être retenue. »

Pas de quoi décourager les associations. Après Fouquenies mercredi et Troissereux hier, l’Adera organise ce soir, à 20 heures, une réunion d’information sur le nouveau projet de PEB à Milly-sur-Thérain. L’enquête publique promet d’être mouvementée dans les 20 communes concernées par le plan…

David LIVOIS – Le Parisien – Le 14 octobre 2011

Incinérateur de Villers : avis défavorable

Posté par admin Le 14 octobre 2011

La commissaire-enquêtrice vient de donner un avis défavorable sur le projet de centre multifilières porté par le Symove. Elle remet notamment en question le choix du site.

Une nouvelle encourageante ». Après trois années de combat acharné, Agnès Clary-Wavrin, farouche opposante au projet d’un second incinérateur dans l’Oise, vient de remporter une belle victoire.

La commissaire-enquêtrice a rendu un avis défavorable sur le futur centre de déchets prévu à Villers-Saint-Sépulcre. Dans son rapport, cette dernière estime que «si le projet a des aspects positifs, ils sont annulés en grande partie par le choix du site ».

1 – LA VOIE FERRÉE CREIL-BEAUVAIS

Située à 150 mètres du site, elle a été présentée comme un atout dans un avenir indéterminé par Symeo. «Elle ne sera par utilisée en parti compte tenu des coûts. L’approvisionnement se fera par camions et par la route », contredit le rapport.

2 – LA REDYNAMISATION DE LA ZONE

Souhaitée par Symeo, elle reste très hypothétique pour la commissaire. «Il n’y aura pas de valorisation chaleur dans l’immédiat… » Elle propose de rapprocher l’installation, de l’agglomération de Beauvais, dont les besoins en chaleur sont loin d’être couverts entièrement par la seule chaudière à bois.

3 – LA DÉPOLLUTION DU SITE

Les éventuelles mesures de dépollution du site de l’ancienne usine GE-Plastics n’étaient pas connues avant l’ouverture de l’enquête publique. Un plan de gestion, mené par la société IEP, est toujours sur le bureau des services préfectoraux. La commissaire «déplore cette logique ». «Les polluants sont confinés dans une décharge de cyanure, explique Didier Malé, président du Roso. Des travaux remettraient en circulation les nappes d’eau superficielle, avec un risque de tout remettre en route. »

4 – DIMENSIONNEMENT DE L’ÉQUIPEMENT

Le centre multifilières a une capacité de traitement de 134 000 tonnes par an, dont 20 000 en unité de valorisation organique. «Ce dimensionnement va au-delà de la quantité traitée actuellement par le Symove. Il espère le ralliement de deux communautés de communes. Les Sablons qui ont choisi le SMVO (à l’est du département) et la Picardie verte qui n’a pas l’intention de rompre ses engagements avec le centre d’enfouissement technique de Thieulloy-Abbaye ». Les mesures de réduction des déchets à la source n’auraient également pas été suffisamment prises en compte.

Alain Vasselle, président du Symove, ne se décourage pas pour autant. «On répondra au préfet à toutes les inquiétudes émises par la commissaire. Il n’est pas question de changer le lieu, aucun élément ne le justifie. »

Le Courrier Picard – FANNY DOLLÉ – Le 13 octobre 2011

Nouveau renvoi dans l’affaire Ecobois

Posté par admin Le 14 octobre 2011

Le PDG d’Ecobois, spécialiste du recyclage de bois et de déchets à Méru, n’a pas été jugé mardi par le tribunal de Beauvais. Il est accusé d’exploiter une installation classée sans autorisation à Méru, Villeneuve-les-Sablons et Noyon malgré les mises en demeure. L’avocat du chef d’entreprise a demandé le renvoi, arguant que la cour d’appel du tribunal administratif de Douai doit rendre son arrêt « avant la fin de l’année » dans un dossier similaire, concernant l’entreprise Valorisol, elle aussi possédée par Grégory Blot.

« Il y a déjà eu de nombreux renvois. Les arguments sont toujours les mêmes. Ce ne sont que des mesures dilatoires », a déploré l’avocat de l’association de protection de l’environnement, le ROSO (regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise). Les parties devront quand même revenir le 10 novembre.

Le Parisien – 29 septembre 2011

Communiqué de presse n°11/2011

Posté par admin Le 6 octobre 2011

Communiqué de presse N°11/ 2011 du ROSO : Commission consultative de l’environnement de l’aéroport de Beauvais du 6 octobre : un déni de démocratie et de concertation !

Par courrier en date du 17 septembre dernier, les associations membres de la commission consultative de l’environnement dont le ROSO ont adressé un courrier à Monsieur Nicolas Desforges, préfet de l’Oise, lui demandant de bien vouloir inscrire à l’ordre du jour de la CCE du 6 octobre prochain, le vote sur le plafonnement des mouvements de l’aéroport.

Face à cette demande, le préfet a accepté un exposé des associations mais relayé en fin de séance en questions diverses et après le vote du Plan d’exposition au bruit (PEB). Les arguments exposés auraient pu faire réfléchir et engager un juste débat.

Il est clair qu’en ne souhaitant pas un vote sur le plafonnement des mouvements avant celui du PEB, les citoyens sont pris en otages de décisions unilatérales de l’exploitant et du gestionnaire de l’aéroport appuyé par la DGAC.

Mais la démocratie a été tuée par le vote du PEB par 14 voix pour et 10 contre. En effet si les associations ont voté à l’unanimité contre (8 voix), nous pouvions attendre la majorité « contre » venant du collège des élus représentant 8 voix. Seules 2 voix contre se sont ajoutées aux associations.

Rappelons que les communes de Fouquerolles, Fouquenies, Laversines, Troissereux, Nivillers, d’Herchies, Bonlier viennent de rendre un avis défavorable au projet de PEB présenté. Sept autres communes n’ont pas réussi à rendre de délibération dans les délais dont la Communauté d’agglomération de Beauvais. Alors que la majorité des communes est contre le projet de PEB, le collège des élus présents à massivement apporté son soutien à ce projet.

Le ROSO ne peut que regretter le vote des représentants des collectivités présents à la CCE, qui apporte un désaveu cinglant aux communes ayant majoritairement votées contre au sein de leur conseil. Mais à quoi servira donc le vote en conseil communautaire de la CAB de Beauvais prévu le 14 octobre prochain sur le projet de PEB puisque la décision a été déjà votée avec le concours des élus présents ?

Les citoyens des communes concernées et leurs représentants ayant votés contre le PEB apprécieront la représentativité de leur vote au sein de la CCE et de l’agglomération de Beauvais.

Le ROSO et le collège des associations restent à leurs côtés dans ce combat pour obtenir le droit à un monde sans nuisances supplémentaires et en respectant une juste activité économique.

Rencontre avec les services de l’Etat

Posté par admin Le 5 octobre 2011

Comme chaque année le ROSO convie ses adhérents à un après-midi d’échange avec les représentants des services de l’Etat.

Cette réunion se tiendra le vendredi 14 octobre 2011 à 14h00 au CAUE de l’Oise, 4, rue de l’abbé du Bos à Beauvais

Ce temps fort dans l’agenda du ROSO permettra à tous de débattre des enjeux environnementaux et de dialoguer avec les représentants des services de l’Etat et des organismes publics de l’Oise.

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