Saturday, October 25, 2014

Écobois dans le collimateur de la justice

Posté par admin Le 17 mars 2011

Le site d'Ecobois à Méru a fait l'objet d'une visite des gendarmes le 9 mars dernier.La société de Méru et Noyon fait l’objet d’une enquête diligentée par le parquet pour non respect de la législation sur les installations classées.

C’est tout mauvais pour Écobois. Spécialisée dans le recyclage des bois de déchetterie, cette société de Méru a vu débouler les gendarmes et le parquet de Beauvais, mercredi 9 mars au matin.

Un «déploiement impressionnant », rapporte une source proche de l’enquête, auquel ont encore participé des inspecteurs du Travail, des services fiscaux, de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL), et de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique.

Il y a quelques années, Grégory Blot, agriculteur, étend ses activités. Il crée la société Écobois, dont l’un des établissements se situe le long de l’autoroute A16 à Méru, et l’autre sur l’ancienne friche de Jacob-Delafon à Noyon.

La justice plus têtue que le Pdg

Deux sites dévolus au stockage et à la transformation des déchets du bois, vieilles portes mises au rebut, meubles usagés, palettes réformées.

L’agriculteur entreprenant monte également une société spécialisée dans le traitement des déchets verts, Valorisol, à Villeneuve-les-Sablons.

Mais depuis plusieurs années, le Pdg est dans le collimateur de l’administration… et maintenant de la justice. Alors que sa société a énormément grossi et que ses stockages sont devenus très importants, la DREAL lui reproche «de n’avoir jamais pris la peine de demander un agrément au titre des installations classées. »

En septembre 2010, la société s’était d’ailleurs vue notifier des arrêtés préfectoraux lui intimant l’ordre de suspendre son exploitation. Le Pdg n’en a visiblement pas tenu compte…

Le parquet a donc ouvert une enquête préliminaire pour «poursuite d’une exploitation classée sans autorisation ». Les investigations en cours portent également sur d’éventuelles négligences au respect de l’environnement.

Des infractions passibles d’un an d’emprisonnement. «Tous ces bois contiennent des colles toxiques qui peuvent être source de pollution ou d’intoxication », note la DREAL.

Tandis qu’à Méru des nuages de poussière pourraient atteindre l’autoroute A16, et qu’à Noyon un incendie ferait craindre le pire aux habitations voisines. Contacté par le Courrier picard, Gérard Blot n’a pas souhaité s’exprimer. Écobois emploie une vingtaine de personnes.

PASCAL MUREAU
Le Courrier Picard – 16 mars 2011

Pollution de la Payelle : Plainte du ROSO

Posté par admin Le 10 mars 2011

L’association de défense de l’écologie ROSO (Regroupement des Organismes de Sauvegarde de l’Oise) vient de porter plainte contre X pour pollution. Son vice-président, Claude Blondel, également président de l’APPEVA (Association de Protection de la Vallée de l’Aronde) a découvert, lors d’une promenade, que le cours d’eau qui traverse le village de Rémy, la Payelle, moussait étrangement au niveau de la station d’épuration.

« Mes premières constatations remontent au 21 janvier. Si la rivière Aronde, au pont de Beaumanoir, montre un débit correct et une bonne qualité d’eau et la présence d’herbiers réguliers, son affluent, la Payelle, ressemble plutôt à un exutoire d’égout. » Car une eau usée non traitée comporte des solvants, des détergents, des graisses, des débris organiques en tous genres. « L’odeur est nauséabonde dans le ru qui suit son cours jusqu’au marais de Lachelle, avant de se jeter dans la rivière Aronde. »

Une pièce s’est cassée

Claude Blondel estime que ce marais, grâce à sa végétation de bonne qualité, filtre en bonne partie l’eau et que l’Aronde (elle-même affluent de la rivière Oise), pour l’instant, n’est pas encore sujette à une pollution.

Cette mousse suspecte localisée ici et là sur la Payelle est relâchée par la station d’épuration de Rémy qui a subi une avarie. Une pièce s’est cassée. « Un moto-réducteur s’est broyé », explique Denis Panse, maire de Rémy et président du syndicat intercommunal Rémy-Francières-Hémévillers. « C’est un engin qui malaxe les eaux usées et les oxygène. C’est grâce à cela que les bactéries peuvent faire leur travail et dégrader les traces de pollution. » La Nantaise des eaux, la société qui exploite la station, a commandé une pièce de rechange. « Le temps qu’elle soit installée, elle a mis un système de remplacement provisoire, précise Denis Panse. Des analyses sont faites régulièrement. Nous n’avons plus qu’une chose à faire : attendre que la pièce soit remplacée. »

Pour plus de prudence, Claude Blondel a prévenu la police de l’eau, l’Onema (Office national de l’eau et des milieux aquatiques) afin qu’elle garde un œil sur l’évolution de ce petit cours d’eau. « Mais je me demande quand même s’il va y avoir des conséquences sur la nappe phréatique », s’interroge le président de l’Appeva.

Denis Panse est bien conscient du problème et assure faire son maximum. Sa station date de 1983 et depuis 1999, le syndicat intercommunal a dépensé plus de 200000 € en études pour la remplacer par une grande station d’épuration qui traiterait les eaux polluées de sept communes. « Tout prend beaucoup trop de temps, déplore-t-il. Nous devons encore changer les statuts du syndicat en vue d’y intégrer les communes qui voudraient se joindre à nous. »

Stéphanie Forestier – Le Parisien 6 février 2011

Communiqué de presse N°2/2011

Posté par admin Le 9 mars 2011

Le ROSO apporte son soutien à l’architecte des Bâtiments de France de l’Oise

Lors de la réunion de son conseil d’administration du 5 mars 2011, le ROSO a voté une motion de soutien à l’unanimité pour l’action de l’architecte des Bâtiments de France de l’Oise, Jean- Lucien Guenoun.

Devant les attaques répétées et reprises dans la presse de cette semaine, le ROSO a souhaité rappeler l’action professionnelle et les positions courageuses de l’ABF face à une fronde permanente à laquelle il doit faire face. Sans cette action pour la conservation de notre patrimoine, biens des projets auraient définitivement défigurés le patrimoine bâti de notre département.

Le ROSO souhaite rappeler à cette occasion son initiative lancée en 2010 auprès des 593 communes de l’Oise dans le cadre de la concertation pour l’élaboration et la révision des documents d’urbanisme avec en appui la charte du ROSO. A ce jour nous rappellerons que cette charte a été signée par 3 communes sur 593. Chacun pour apprécier le chemin encore à parcourir pour une réelle concertation par ceux qui détiennent le pouvoir local.

Enfin le ROSO souligne les moyens dérisoires dont dispose le service départemental d’architecture et du patrimoine de l’Oise face à une masse de travail considérable. A qui la faute si les délais et avis prennent un peu de temps…. ?

Le ROSO restera de son coté très vigilant sur la sauvegarde de notre patrimoine bâti au coté de l’ABF et n’hésitera à signaler à la justice tout projet de construction illégal dans le périmètre des sites et bâtiments classés. (cf action récente du 30 juin 2010 au coté de notre adhérent le Hérisson d’Halatte pour un projet de construction illégal dans le périmètre du site classé du prieuré Saint-Christophe sur la commune de Fleurines).

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