Wednesday, May 25, 2016

La Payelle, le ROSO porte plainte

Posté par admin Le 26 janvier 2016

Pollution PayelleDes boues marron en surface de la Payelle. Il n’en fallait pas moins pour que le Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise (ROSO) saisisse la justice. Il a déposé une plainte le 8 janvier pour pollution généralisée de la Payelle, un affluent de l’Aronde qui traverse les communes de Rémy et Estrées-Saint-Denis.

« Nous avons pu constater des matières fécales en transit et une saturation du lit de la Payelle, explique le ROSO dans son rapport. Ces doses journalières ou hebdomadaires sont stockées tout au long du parcours, notamment dans la traversée de Rémy avec des couleurs marron et des filets rouges, qui peuvent laisser imaginer toutes pollutions chimiques ou pharmaceutiques. »

Didier Malé, le président du ROSO, explique que cette pollution « provient du dysfonctionnement permanent de la station d’épuration d’Estrées-Saint-Denis ». Celle-ci doit être démolie dans quelques mois, puisqu’une nouvelle va ouvrir ses portes en mai, à Rémy, pour prendre en charge les eaux usées de six communes. « Ce n’est pas une raison pour que la commune et son exploitant, Veolia, ne se conforment pas à la réglementation. Cette pollution déposée empêche toute vie aquatique, perturbe gravement l’écoulement des eaux de pluie, et est dangereuse pour la population riveraine », s’insurge Didier Malé.

Les services de l’Etat ont envoyé fin décembre une mise en demeure à la mairie d’Estrées-Saint-Denis. Une réunion s’est tenue jeudi matin à ce sujet. « Un appareil va être installé à la sortie de la station d’épuration pour prévenir le passage de boue, confie Charles Pouplin, le maire (SE) d’Estrées-Saint-Denis. Si malgré cela, le phénomène continue, nous nous sommes engagés à tout nettoyer.D’ailleurs, lorsque la station d’épuration sera détruite, la partie bétonnée de la Payelle sera nettoyée jusqu’à Rémy. » La sous-préfecture prévoit d’organiser une réunion si l’exploitant et la commune manquent à cet engagement. Didier Malé annonce cependant vouloir distribuer des tracts aux habitants des communes concernées. « Ces gens payent leur assainissement or le service n’est pas rendu. »

En 2011 déjà, le ROSO avait déposé une plainte pour pollution, suite à la présence d’une mousse suspecte relâchée par la station d’épuration de Rémy, qui avait subi une avarie.

Communiqué de presse N°1/2016

Posté par admin Le 5 janvier 2016

Pollution Payelle le ParisinEtat déplorable de la Payelle affluent de l’aronde. Nouveau dépôt de plainte envisagé.

Par un mail en date du 15 décembre dernier, le ROSO a avisé les services de l’état d’une pollution visuelle de la Payelle par la présence importante en surface de boues de couleur marron. Lors d’une visite terrain du ROSO le 30 décembres dernier, nous avons pu constater la persistance de cette pollution qui en réalité provient du dysfonctionnement permanent de la station d’épuration d’Estrées St Denis. Bien que cette station soit dans quelques mois arrêtée définitivement la commune et son exploitant ont obligation de se conformer à la réglementation et d’assurer son entretien.
A nouveau les services de l’état ont été informés par email le 30 décembre au soir.
Dans le cadre de son inspection de terrain, le ROSO a pu constater un envasement de la Payelle depuis la zone humide à l’entrée de Remy jusqu’à son raccordement à l’Aronde.
Des quantités énormes de boues de stations d’épurations ont été déposées sur la totalité du cheminement de la Payelle ce qui correspond à des normes de rejets non respectées par les stations d’épurations depuis des mois.
Cette pollution déposée empêche toute vie aquatique, perturbe gravement l’écoulement des eaux de pluie en fond de vallée et est dangereuse pour la population riveraine.
Alors que le ROSO avait à l’initiative de son Vice-Président, Claude Blondel, déjà porté plainte le 27 janvier 2011contre les rejets de la station d’épuration de Remy dans la Payelle, l’histoire se répète au même endroit. Dans ce précèdent dossier des condamnations contre l’exploitant avait été prononcées.
Dans ce dossier le ROSO envisage de déposer une nouvelle plainte et demande en urgence une réunion avec les autorités et pollueurs concernés.
Le ROSO demande également un constat écologique complet de l’état de la Payelle avec un calendrier de remise en état du milieu naturel.

 

 

 

 

 

Communiqué de presse N°14/2015

Posté par admin Le 2 décembre 2015

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Dans le cadre du recours exercé par le ROSO et d’autres associations contre le PLU de la commune d’Ormoy-Villers le tribunal administratif d’Amiens a fait droit à notre demande en annulant le Plan local d’urbanisme de cette commune.
Fortement et farouchement opposé à un projet de décharge dans le Bois du Roi, le ROSO a attaqué les PLU des communes de Peroy les Gombries et Ormoy-Villers.
Dans son délibéré rendu public le 18 novembre dernier, le tribunal administratif d’Amiens appui son jugement sur : « le projet implique nécessairement d’abattre, pour sa réalisation 180 chênes matures ; que, quand bien même cet abattage ne correspond qu’à 1% de la proportion présente de ces arbres sur l’ensemble du bois du Roi, celui-ci porte atteinte à la préservation des sols forestiers existants et , pour ce motif , est incompatible avec le classement en zone naturelle, pour ces motifs écologiques , des secteurs créés spécifiquement pour sa réalisation ».
Il est clair que le tribunal prend enfin en compte nos arguments de la richesse de cette zone naturelle située à proximité de deux zones d’intérêt faunistiques et floristiques et d’une zone d’intérêt communautaire pour les Oiseaux.
Nous rappelons aussi que dans ce dossier une action du ROSO auprès du tribunal administratif de Lille est toujours en cours pour faire valoir notre demande de radiation du commissaire enquêteur ayant été nommé sur cette enquête publique.
Il est clair que la commune d’Ormoy-Villers ne fera pas appel de ce jugement puisque maintenant totalement opposée à ce projet (changement des élus lors des dernières élections).
Alors que le SCRE va rester dans les cartons pour l’instant, le ROSO continuera sans faillir à défendre notre bien commun, la biodiversité.

Didier Malé: Un lanceur d’alerte écolo

Posté par admin Le 22 novembre 2015

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D Malé lanceur d'alerte

Didier Malé est aujourd’hui le visage du ROSO. L’association est connue au-delà du département

La dernière victoire judiciaire remonte à fin octobre. Le Roso, le Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise, a obtenu la condamnation d’un gérant d’une société francilienne à six mois de prison ferme. Son premier tort fut d’avoir entreposé dans le département des déchets amiantés.
Sa seconde erreur fut d’avoir croisé le chemin de Didier Malé.

Depuis 2008, ce quinquagénaire préside le Roso, une fédération qui réunit plus de 70 associations de défense de l’environnement. Habitant Le Mesnil-en-Thelle, il s’était fixé pour mission à son arrivée de moderniser le Roso. Sa première arme : la communication. « J’ai fait entrer le Roso dans une autre dimension », résume-t-il. Il a en effet créé un site Internet pour gagner en audience. Surtout, Didier Malé médiatise les dossiers qu’il a dans le viseur. Il communique à la presse aussi bien les mauvais résultats sur la qualité de l’eau potable que ses batailles contre les bruits des aérodromes. Et il n’hésite pas à entrer dans la mêlée judiciaire quand il est question d’épandages illégaux d’herbicides, de casse automobile indélicate, de projets de centrale nucléaire, de plan local d’urbanisme non conforme. En fait, Didier Malé est sur tous les fronts.

Ses grands combats:
Le Roso a connu victoires comme défaites judiciaires. Exemples.
1994-1999. Victoire au Conseil d’Etat contre le plan d’occupation des sols sur un projet de lotissement à Fosseuse.
2012. Le Roso réussit à annuler du plan local d’urbanisme (PLU) de Verberie qui aurait permis un projet de centrale à gaz sur un corridor écologique.
2013 -2014. Jugements défavorables pour les PLU de Dieudonné et Amblainville.
2015. La Cour d’appel d’Amiens confirme la condamnation de la société Méru Auto pièces pour non-respect de la législation sur les « installations classées pour la protection de l’environnement ».
2015. Jugement défavorable pour le Roso au tribunal administratif d’Amiens sur le plan local d’urbanisme de Péroy-les-Gombries. Il a fait appel.
« Il fait un travail magnifique, s’enthousiasme Sylvie Vezier, de l’association de défense de l’environnement à Plailly, adhérente au Roso. Il a un suivi de tous les dossiers. Il a une connaissance juridique, chimique, il va sur le terrain. » Cadre-dirigeant d’une société privée de contrôle et d’inspection, Didier Malé maîtrise sur le bout des doigts la réglementation sur les bâtiments, la sécurité des biens et des personnes… Ses connaissances en toxicologie et en biologie acquises lors de ses études en Génie de l’environnement, lui permettent « de connaître les dossiers et d’avancer des arguments », dit-il. C’est sa deuxième arme.

Outre ses victoires dans des grands dossiers, ce père de deux enfants est fier d’avoir su imposer son association comme un interlocuteur crédible auprès de l’administration : « On a une oreille attentive de la préfecture », glisse-t-il.

Infatigable, Didier Malé se définit comme un écologiste convaincu. Un pragmatique aussi : « Le Roso pratique une écologie ouverte à tous. On n’est ni pour, ni contre les éoliennes. On n’est ni pour, ni contre le nucléaire. On regarde projet par projet. » Philippe Enjolras, le président de la chambre de commerce et d’industrie ne partage pas vraiment ce point de vue : « Ce que je reproche à l’association, et non pas à Didier Malé en tant que personne, c’est d’avoir des positions sectaires et jusqu’au-boutistes ».

« Je ne suis pas un écolo borné », se défend l’intéressé. « Il n’a pas du tout d’ego. Il est d’une extrême simplicité et il est à l’écoute des autres », renchérit Sylvie Vezier.

La troisième et dernière arme du président du Roso reste l’indépendance financière et politique. Le Roso ne perçoit aucune subvention. « Je n’ai pas d’élus copains et je n’en veux pas ». En dehors de l’association et de son activité professionnelle, Didier Malé marche en famille, ramasse des champignons ou pratique le VTT. Et même dans ces moments-là, il lui arrive « d’attraper des gens qui veulent déverser des m… dans la forêt ». Bref, il est vraiment sur tous les fronts, tout le temps.

Le ROSO présente le jeu de la concertation

Posté par admin Le 22 novembre 2015

header-logo-lpROSO jeu de la concertationIls sont sur tous les fronts. L’urbanisme, l’eau, les décharges, les pesticides… Les infatigables bénévoles du Roso, cette fédération qui regroupe quelque 70 associations de défense de l’environnement de l’Oise, innovent en créant un jeu de société appelé « Jeu de la concertation ».
Une façon ludique pour emmener les élus et les habitants sur un chemin peu attractif, celui du plan local d’urbanisme (PLU).

« Les PLU se résument aujourd’hui à une chose simple : où peut-on mettre les zones constructibles ? caricature volontairement Didier Malé, le président de l’association. Or, normalement, on regarde plusieurs aspects. Les transports, les bâtiments à classer, le patrimoine à protéger… » Et défaut principal selon le quinquagénaire : la concertation auprès des habitants, très insuffisante. D’où l’idée d’un jeu pour que les « élus et les citoyens s’approprient des projets pour les vingt ans à venir », dit-il.

Comment ça marche ?
Des cartes, une réglette, un tableau et des idées… Le jeu de la concertation n’en demande pas plus. L’idée consiste à réunir entre 40 à 50 personnes qui seraient réparties sur plusieurs tables. Le jeu compte 10 cartes thématiques : « vivre », « se déplacer », « habiter », « devenir », « vieillir »… Les participants en retiennent cinq selon leur priorité. Celles-ci sont ensuite disposées sur une réglette. Les habitants vont alors choisir la première carte et travailler à partir de sous-thèmes. Si on parle transport, des idées, des problématiques vont forcément émerger. Elles seront notées sur un tableau. Et tout élu suffisamment attentif pourra s’inspirer de ce qu’il a entendu bien au-delà du PLU. « Notre mission s’arrête à cette soirée de concertation », indique Didier Malé.
Deux élèves ingénieurs ont planché sur le projet. Puis le Roso a fait appel à une société d’édition missionnée pour élaborer le « Jeu de la concertation ». Le prototype vient tout juste d’être livré. « Notre but est de faire révéler les idées, les attentes des habitants », poursuit Didier Malé.

Les membres ont envoyé un courrier aux 693 maires du département pour les informer de ce nouvel outil à leur disposition. Treize ont répondu, dont celui de Chambly, David Lazarus (PS). Le jeu a même été présenté lors d’un conseil municipal : « Ce qui m’a séduit est cette façon différente de réfléchir en groupe, explique le premier magistrat. L’intérêt de ce jeu est qu’il peut s’adresser à la fois à la population et aux élus. Je vais essayer de le tester au sein du conseil. »

Communiqué de presse N°13/2015

Posté par admin Le 6 octobre 2015

Commission Consultative de l’environnement de l’aérodrome de Persan-Beaumont : le plan d’exposition au Bruit ( PEB) mis en révision en 2016 et des engagements d’ADP.

Lors de la réunion de la commission consultative de l’environnement de l’aérodrome de Persan Beaumont du 23 septembre dernier, plusieurs points ont été abordés.
Il faut tout d’abord rappeler que l’association le « Petit Rapporteur Mesnilois », adhérent du ROSO se bat depuis plus de 10 ans pour faire respecter la tranquillité des riverains de Mesnil en Thelle, village le plus touché par les nuisances sonores de cet aérodrome (environ 60000 mouvements par an).
Il est maintenant admis de la part des représentants des usagers que des débordements réguliers ont lieu avec des survols du village de Mesnil en Thelle à très basse altitude. Ces survols signalés par les riverains ont fait l’objet d’enquêtes minutieuses par la Direction Générale de l’aviation Civile (relevé de trajectoires et altitudes).
Des altitudes relevées de 125 mètres (hauteur minimale autorisée en approche de 300 mètres), un atterrissage en sens inverse, des survols du village interdits font partis des infractions relevées par la DGAC.
Lors de cette réunion, le représentant d’Aéroports de Paris s’est engagé à trouver une solution pour la pose d’un amer d’ici trois mois et à communiquer les résultats des relevés sonores effectués en 2013 (résultats toujours non communiqués aux riverains).
La DGAC a indiqué avoir terminé son travail pour les calculs de la révision du plan d’exposition au bruit et va remettre son dossier à l’exploitant et l’état. Rien ne s’oppose à la mise en révision du PEB en 2016. Le plan d’exposition au bruit est un élément essentiel d’information lors de transaction immobilière et dans le cadre de l’élaboration du plan local d’urbanisme.
L’axe de voltige aérienne pourrait être déplacé suite à la fermeture de la base aérienne de Creil.
Les associations de défense de riverains ont donné un avis favorable à la reprise des travaux du groupe de travail en rappelant la nécessité que les actions décidées soient mises en œuvre.

Communiqué de presse N°12/2015

Posté par admin Le 27 septembre 2015

Culpabilité confirmée en appel du jugement de Meru Auto pièces et de son gérant.

Dans son jugement rendu public le 16 septembre dernier, la cour d’appel d’Amiens a confirmé le jugement du tribunal correctionnel de Beauvais du 10 décembre sur la déclaration de culpabilité du gérant et de la société Meru Auto Pièces. La culpabilité porte sur :
– L’exploitation d’une installation classée pour la protection de l’environnement non autorisée
– Gestion irrégulière de déchets
– Fourniture à l’administration d’informations inexactes sur l’origine, la nature, les caractéristiques, les quantités, les modes d’élimination des déchets.
Les peines d’amende ont été revues à la baisse.
Dans ce dossier, l’action du ROSO en qualité de partie civile a été jugée recevable, et les prévenus ont été condamnés à payer solidairement au ROSO, sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale, la somme de 400 euros au titre des frais exposés en appel.
Le ROSO est satisfait de voir les magistrats reconnaitre et sanctionner les infractions au code de l’environnement qui s’avèrent nombreuses dans le métier du recyclage et de l’ élimination des déchets.

Communiqué de presse N°11/2015

Posté par admin Le 13 septembre 2015

Schéma Régional de Cohérence Ecologique de Picardie : avis favorable sans réserve de la commission d’enquête

Alors que le ROSO s’était mobilisé avec son réseau d’adhérents en faveur du SRCE lors de l’enquête publique, c’est avec plaisir que nous constatons l’avis favorable sans réserve donnée par la commission d’enquête.
Dans son rapport de cinquante-deux pages, la commission d’enquête détaille tous les avis recueillis, les réponses apportées par la co-maitrise du projet et motive son avis assorti de cinq recommandations.
La commission ne s’est pas laissée impressionner par les 813 avis défavorables (comprenant les doublons). Elle a aussi noté 203 avis favorables provenant du monde associatif et de ses sympathisants.
La commission précise : « en conclusion, au terme des travaux d’analyse et de l’étude bilancielle effectués, la commission d’enquête considère que le projet de SRCE présente un intérêt général et durable, pour l’aménagement du territoire afin de préserver la biodiversité ».
Malgré la campagne agressive menée par les élus et les représentants des chambres consulaires contre le SRCE, la commission d’enquête a su rendre un avis objectif en toute indépendance.
Nous saluons ce résultat et le ROSO espère une adoption rapide du SRCE par les porteurs du projet avant la réorganisation des régions.

Communiqué de presse N°10/2015

Posté par admin Le 26 août 2015

 De l’eau non potable au robinet des citoyens raccordés à la station de traitement de Puiseux-le- Hauberger. Pourquoi la population n’a-t-elle pas été avertie ?

Alors que le ROSO ne cesse depuis le début de l’année, d’attirer l’attention des présidents de syndicats des eaux et des pouvoirs publics sur la qualité de l’eau potable sur les captages classés Grenelle, la lecture assidue des résultats d’analyse d’eau potable (disponible à tous sur le site du Ministère de la Santé) nous apprend que l’eau s’est révélée impropre à la consommation le 15 juin 2015 sur le réseau du syndicat du plateau du Thelle.
En effet il est précisé dans le bulletin d’analyse : « eau présentant une contamination bactériologique dont les effets sanitaires restent limités ».
Le bulletin fait apparaitre une contamination à la bactérie Echérichia Coli (valeur dépassant la limite de qualité). Les coliformes fécaux et les E Coli sont des bactéries que l’on trouve majoritairement dans les matières fécales et des animaux. Leur présence dans l’eau indique non seulement une contamination récente par les matières fécales, mais aussi la présence possible de bactéries, virus et protozoaires potentiellement pathogènes. La norme fixe à absence totale de ces bactéries dans l’eau du robinet.
Face à ce constat alarmant, le ROSO pose les questions suivantes :
– Pourquoi la population concernée n’a-t-elle pas été avertie par le responsable de la distribution de l’eau ? Par les autorités sanitaires ?
– Les services de l’état ont-ils réunis les acteurs concernés ?
– Les citoyens ont-ils été exposés à une contamination ?
– D’où vient cette pollution ?
– Que dit le gestionnaire, la lyonnaise des eaux ?
Le ROSO s’inquiète fortement de la lenteur de la mise en place des politiques publiques pour préserver notre richesse naturelle, l’eau potable.
Alors que le ROSO a demandé à être associé aux différents comités de suivi des captages Grenelle depuis plusieurs mois, à ce jour aucune réponse.
Si la situation perdure, le ROSO envisage de lancer des actions juridiques contre les responsables de la distribution de l’eau potable.

Sacy le Grand: le ROSO porte plainte.

Posté par admin Le 5 juin 2015

Amiante Sacy le GrandSacy-le-Grand. Après la découverte de déchets d’amiante dans le Bois de la Sablière, l’association environnementale du Roso a décidé de porter plainte contre la commune de Sacy-le Grand et son représentant légal, le maire. (Roso.)
« Les dépôts sauvages de matériaux amiantés sont des faits extrêmement graves ! » Didier Malé, président de l’association environnementale le Roso (Regroupement des organismes de sauvegarde de l’Oise), ne mâche pas ses mots.
Son association a porté plainte contre la ville de Sacy-le-Grand et son représentant légal, le maire (SE) Didier Warmé, après la découverte, il y a dix jours, d’un dépôt illégal de déchets amiantés dans le bois de la Sablière. « Des habitants nous ont alertés. Nous sommes venus sur place faire les constatations. » Et en effet, sur place, le président a découvert des conduites en amiante-ciment. « Elles proviennent apparemment de travaux réalisés sur le trottoir de la rue de Cinqueux. Des fouilles y ont bien été réalisées, nous avons vérifié », décrit le responsable. Mais outre ce dépôt sauvage, la plainte vise également le travail réalisé par les employés de la commune pour enlever ces conduites considérées comme « dangereuses ». Selon les informations recueillies par le Roso, les travaux et le dépôt auraient en effet été réalisés par le personnel communal sans protection adaptée, ni dépôt de plan de retrait de matériaux amiantés. « C’est strictement interdit. Je ne peux pas croire que les responsables n’étaient pas au courant des dangers encourus par ce personnel », estime Didier Malé.
De son côté, le maire plaide la bonne foi et reconnaît l’erreur. « Je reconnais qu’il y a eu une faute, et je le déplore sincèrement, confie Didier Warmé. D’autant que je suis sensible à ces sujets. Malheureusement, je ne peux être partout. Mais ça m’a montré que le personnel doit être sensibilisé et formé à ces questions. J’ai d’ores et déjà fait passer des consignes écrites en ce sens. » Il explique également qu’il n’avait donné aucune consigne particulière concernant ces tuyaux. « Ce que je déplore, c’est que les habitants qui ont alerté l’association auraient dû nous prévenir directement. Cela devrait être un réflexe, surtout s’ils se sentent concernés par leur commune et le personnel », continue l’élu. « C’est à présent à la justice de faire son enquête », conclut le président du Roso qui rappelle la responsabilité des élus dans ces sujets.

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